Technique du Dr KOUSMINE
La
doctoresse Kousmine a été une des premières à s'intéresser
au rôle de l'alimentation mais aussi des compléments alimentaires
dans la correction de certaines pathologies. (nutrithérapie)
Elle soulignait l'importance de l'hygiène intestinale, de l'utilisation
des huiles de première pression à froid et de l'équilibre
acido-basique.
Si personnellement je ne suis pas très "crème Budwig", je trouve l'approche du Dr Kousmine très intéressante. Par le biais de la fondation Kousmine, des médecins passionnés continuent son travail et il semblerait que certains d'entre eux se rapprochent de plus en plus de la technique du Dr Seignalet.
Vous trouverez ci-dessous l'accès aux pages décrivant en détail chaque pilier de la Méthode Kousmine. (ces indications sont éditées par la fondation Kousmine) http://www.kousmine.com
Vous trouverez ci-dessous l'accès aux pages décrivant en détail chaque pilier de la Méthode Kousmine. (ces indications sont éditées par la fondation Kousmine)
La Crème Budwig... le "Must"
de la Méthode
Le cocktail de vitamines naturelles du matin.
Les Vitamines, les Oligo-éléments,
et les compléments alimentaires
L'approche orthomoléculaire complémentaire.
L'équilibre Acido-Basique
Comment parvenir à équilibrer sa balance acido-basique
L'Hygiène intestinale
Le pilier indispensable pour les maladies dégénératives
L'immuno-Modulation et la Cure de Vaccins
Le pilier indispensable pour la prise en charge des pathologies rhumatismales,
infectieuses allergiques, et auto-immunes ...
La Crème Budwig... le "Must"
de la Méthode
4 cuillérées à café de fromage blanc maigre
Battre énergiquement ensemble l'huile et le fromage afin de bien les
émulsionner.
Ajouter à ce mélange:
le jus d'un demi-citron
une banane mûre préalablement écrasée, ou deux cuillérées
à café de miel non-pasteurisé
2 cuillérées à café de céréales complètes
crues, fraîchement moulues
2 cuillère à café de graines oléagineuses complètes
fraîchement moulues
des fruits de saison en morceaux
Les Vitamines, les Oligo-éléments,
et les compléments alimentaires
L'approche orthomoléculaire complémentaire. (voir vitamines et
oligo-éléments)
La médecine orthomoléculaire est la médecine des nutriments (nutrithérapie). Elle corrige les effets des agents oxydants agresseurs appelés radicaux libres. Elle associe les antioxydiants, vitamines, minéraux, oligo-éléments, acides gras essentiels, enzymes, précurseurs hormonaux végétaux, etc., pour lutter contre les effets négatifs des radicaux libres. S'intéresse à la prévention aussi bien qu'à la prise en charge de troubles déjà installés.
L'équilibre Acido-Basique
Comment parvenir à équilibrer sa balance acido-basique
La dynamique acido-basique de l'organisme
Parler d'équilibre, c'est parler de tendances contraires qui s'opposent,
et qui tendent à trouver une harmonie, un état idéal de
stabilité. On peut dire qu'un équilibre est atteint lorsqu'il
n'y a plus de mouvement, lorsque les deux forces qui s'opposent sont de valeur
telle qu'elles annulent leurs effets contraires. C'est l'équilibre statique.
Mais il n'y a pas de vie sans mouvement, sans échanges, sans modifications
constantes des éléments qui la composent. L'équilibre dans
le monde vivant ne peut être que dynamique. On ne pourra donc pas parler
de valeurs exactes, mais de tendances. L'équilibre de la vie étant
un déséquilibre en voie de perpétuel rétablissement.
L'étude de l'équilibre acido-basique va donc nous amener à
considérer la dynamique entre la tendance vers l'acidité et la
tendance vers l'alcalinité, qui est son contraire, au sein de l'organisme
vivant. Nous allons observer dans le corps, un rythme pendulaire acido-basique,
qui sera différent en fonction des divers tissus et appareils considérés,
mais qui tous sont interdépendants. L'ensemble étant le reflet
d'une adaptation constante de la vie aux conditions intérieures et extérieures
du corps, adaptation qui est une des conditions de la santé.
Les différents appareils et systèmes organiques, impliqués
dans cette grande régulation, sont:
l'appareil digestif
le sang
les tissus mésenchymateux
le foie
et ces interactions sont régulées par:
les poumons
les reins
Sans entrer dans la description fonctionnelle théorique des mécanismes
de ces différents systèmes, qui a été développée
en détail dans un livre récent consacré à cette
dynamique acido-basique, nous allons ici en tirer les aspects pratiques.
DEFINITION
Avant tout, définissons ce que signifient les termes "acide"
et "basique" ou "alcalin".
On appelle pH l'unité de mesure du degré d'acidité ou d'alcalinité
d'une solution. Le pH est le chiffre mesurant le degré d'acidité
ou d'alcalinité d'un liquide. Ce chiffre est compris entre 0 et 14.
- de 0 à 7, on parle d'acidité croissante
- le chiffre 7 correspond à la neutralité
- de 7 à 14, on parle d'alcalinité croissante
Nous verrons plus loin qu'il existe dans le commerce des papiers réactifs,
qui changent immédiatement de couleur lorsqu'ils sont trempés
dans un liquide. (voir bon de commande : bandelettes test pH) La couleur indique,
grâce à une échelle colorimétrique un chiffre, qui
correspond au pH du liquide. Il est donc facile et rapide de déterminer
la valeur de l'acidité ou de l'alcalinité d'un liquide.
LE SYSTEME DIGESTIF
Tout au long du tube digestif, les aliments vont être transformés,
pour pouvoir être absorbés et assimilés par l'organisme.
Ces processus chimiques de dégradation se font sous l'influence de sucs
digestifs, qui vont imposer leur pH spécifique au bol alimentaire au
cours de sa traversée du système digestif.
Ainsi, au niveau de l'estomac, on trouve le pH le plus bas (donc le plus acide)
de tout le système digestif. Immédiatement après la traversée
de l'estomac, cette acidité est corrigée par les sécrétions
de l'intestin grêle, de la vésicule biliaire et du pancréas,
qui ont tous trois des sucs digestifs alcalins. Les aliments redeviennent légèrement
acides à la fin de l'intestin grêle et au niveau de la première
partie du côlon (caecum). Enfin, ils ont une valeur alcaline à
la fin du côlon.
Toutes ces valeurs du pH correspondent à une nécessité
biologique. Toutes ces enzymes ont besoin pour agit d'un milieu alcalin. Enfin,
au niveau du côlon, les valeurs légèrement acides du pH
permettent le développement d'une flore bactérienne dite acidophile
(c'est-à-dire qui aime l'acidité) qui est d'une extrême
importance. C'est grâce à elle que peut se terminer la digestion
des sucres et des protéines sous la forme d'une fermentation.
Si pour un segment donné, ces conditions ne sont pas respectées,
le travail des sucs sera amoindri, et le processus digestif correspondant sera
incomplet. L'enchaînement des autres processus digestifs qui lui feront
suite s'en trouvera perturbé. Il est donc d'une extrême importance
que les différentes valeurs successives du pH du tractus digestif soient
respectées afin de permettre le bon fonctionnement de l'ensemble.
Il est important d'insister ici sur les deux types de flores intestinales qui
peuvent se développer et devenir prédominantes au niveau du côlon.
L'une a un caractère acide. C'est la flore normale qui doit exister de
manière prédominante. L'autre est basophile, et elle ne doit pas
devenir prédominante. Nous développerons plus en détail
ces notions dans le chapitre concernant l'hygiène intestinale.
CONSEQUENCES PRATIQUES:
1/
Si le milieu alimentaire reste trop acide au niveau du duodénum, la digestion
des graisses, des sucres, et surtout des protéines va être incomplète.
Le processus de fermentation normale est remplacé par un processus anormal
de putréfaction, responsable de constipation, de gaz, de ballonnements.
2/ Les corps aromatiques qui donnent l'odeur nauséabonde des selles sont
le reflet direct de l'importance de ces processus de putréfaction au
niveau du côlon. Ceux-ci produisent des ptomaïnes toxiques responsables
d'une auto-intoxication. Le foie les neutralise en les conjuguant, mais lorsqu'elles
sont produites en abondance, le foie est surchargé de travail, et rapidement
débordé. Celles-ci passent alors dans la circulation générale.
La langue prend un aspect chargé qui témoigne de la surcharge
du travail hépatique.
On voit déjà ici une première utilisation des sels alcalinisants
qui vont stimuler la sécrétion physiologique acide de l'estomac.
Ainsi se trouve directement augmentés les sécrétions alcalines
du duodénum et de ses glandes digestives annexes, à partir du
mécanisme sécrétoire gastrique.
Mais, pour éviter les phénomènes de putréfaction,
une correction de l'alimentation est également essentielle:
1. Tout d'abord, il faut éviter la consommation abusive de sucre blanc qui favorise la prolifération bactérienne pathogène au niveau de l'intestin, en particulier une flore colibacillaire.
2. Il faut également éviter la consommation excessive de viande, principale responsable des putréfactions intestinales.
3. La mastication est un des actes importants du processus digestif. Elle permet de bien débuter la digestion des sucres et des protéines. Si les protéines carnées ne sont pas correctement mastiquées, leurs restes mal digérés fournissent un milieu de culture favorable à la flore de putréfaction qui devient vite prépondérante.
4. La consommation de sucres lents et de fibres végétales constituent un excellent moyen de lutter contre les phénomènes de putréfaction intestinale. Ainsi, la consommation de céréales complètes peu riches en gluten et en quantité raisonnable, de fruits (surtout des pommes), et de légumes (carottes, caroube) constituent d'excellents moyens de lutter contre les phénomènes de putréfaction de l'intestin.
5. Lorsque l'on constate que la langue est chargée (surtout le matin), et que les selles ont une mauvaise odeur, la pratique de lavements rectaux de deux litres permet d'évacuer rapidement la flore intestinale pathogène et de libérer le foie.
6.
Il convient également d'alléger le repas du soir, ce qui soulage
l'activité nocturne de détoxification du foie, et permet une élimination
plus efficace de la surcharge toxinique.
LE SANG
Le sang a un pH dont la valeur est remarquablement stabilisée à
7,39. Ses variations sont extrêmement faibles. Le tissu sanguin est le
plus protégé des tissus de l'organisme en ce qui concerne les
variations de son pH. Il possède six systèmes efficaces et bien
organisés, car le pH sanguin ne peut varier que dans de faibles limites
sans qu'il se produise de graves troubles métaboliques et de conscience.
En dehors des limites normales, mais extrêmement réduites du pH
physiologique, la vie n'est plus concevable. Ainsi, lorsque le sang atteint
un pH de 6,95, nous entrons dans un état de coma, le muscle cardiaque
s'arrête et c'est la mort. C'est le cas par exemple du diabète
grave. En revanche, lorsque le pH atteint une valeur de 7,7, on devient très
irritable avec à l'extrême, des crises de tétanie, des convulsions
pouvant aller jusqu'à la mort.
A cause de son caractère particulier de fluidité, le tissu sanguin,
en perpétuel mouvement, s'adapte presque immédiatement aux variations
de son équilibre biologique en général, et de son équilibre
acido-basique en particulier.
Il faut ici évoquer les travaux de l'ingénieur Louis-Claude VINCENT.
Il s'est consacré à l'étude des variations du pH sanguin,
de sa résistivité et de son potentiel oxydo-réducteur.
Il en a conclu que dans un état de santé idéal, le pH sanguin
tendait vers des valeurs plus acides. Nous comprendrons pourquoi plus loin.
LES ORGANES DE REGULATION:
Les organes d'éliminations sont nombreux, mais certains sont plus spécialisés
dans l'élimination des déchets acides sont les REINS et les POUMONS.
Les acides proviennent surtout de la digestion des protéines. Or il existe
chimiquement deux types d'acides:
· Les acides dits "volatils" Celui-ci est éliminé
par les POUMONS sous forme de gaz carbonique. Leur élimination est facile,
rapide, et facilement
· * Les acides dits "non-volatils" (ou "forts", ou
"minéraux"). Ce sont les acides uriques, sulfurique, phosphorique,
qui proviennent de la dégradation des protéines ANIMALES. Ils
sont éliminés par les REINS.
CONSEQUENCES PRATIQUES:
Il
est aisé de comprendre d'une nourriture carnée sera plus acidifiante
qu'un régime végétarien. Ceci concerne surtout les malades
et les convalescents chez lesquels, ce type d'alimentation soulagera les reins
dans leur travail d'élimination..
LE MESENCHYME
On appelle "MESENCHYME" (ou "liquides extra-cellulaires non circulants")
la structure tissulaire liquide qui baigne les organes nobles. Son rôle
de tissu de soutien est bien connu. Il permet la bonne respiration cellulaire,
l'alimentation et l'hydratation des tissus nobles, l'élimination des
déchets du métabolisme cellulaire. Mais son activité physiologique
est beaucoup plus large. L'organisme se comporte en effet comme un producteur
d'acide. Si cette production n'aboutit pas aux formes d'acides éliminable
(par exemple, par manque de vitamine et d'oligo-éléments), ou
s'il y a une surcharge de l'acidité totale (acides provenant de l'alimentation
+ acides provenant de la vie cellulaire), cet excès est alors expulsé
dans le tissu conjonctif pour y être stocké.
Le mésenchyme est donc le plus important SYSTEME TAMPON de l'organisme.
Sa structure particulière lui permet de se comporter comme une sorte
d'éponge métabolique qui entrepose les déchets métaboliques
acides. Or c'est surtout pendant la journée que la surcharge d'acidité
est importante. Elle résulte de l'apport alimentaire et de l'activité
physique. Pendant la nuit, ces deux sources productrices d'acide cessent. Et
c'est pendant le sommeil que le mésenchyme remet en circulation l'excès
de déchets métaboliques acides qu'il a stocké pendant la
journée.
CORRELATION ALCALOSE TISSULAIRE / ACIDOSE SANGUINE
Il existe souvent une grande confusion dans les esprits lorsqu'on parle d'équilibre
acido-basique. Cela vient du fait que l'on confond sang et tissus !
Or, nous pouvons comprendre, par ce qui est décrit précédemment,
que lorsque le pH des tissus tend vers l'alcalose, le pH du sang tend vers l'acidose.
Réciproquement, lorsque le pH des tissus mésenchymateux tend vers
l'acidose, le pH du sang tend vers l'alcalose.
Bien sûr les variations des valeurs du pH des tissus sont beaucoup plus
amples que celles des valeurs du pH sanguin.
Les travaux de Louis-Claude VINCENT montrent que l'état de santé
idéal correspond à des valeurs du pH sanguin tendant vers l'acidité.
Or le pH sanguin tend vers des valeurs acides lorsque le pH du tissu mésenchymateux
tend vers des valeurs alcalines.
Or, c'est pendant la période nocturne et matinale que ces conditions
se réalisent de manière optimale. La période nocturne et
matinale, lorsque l'homme est endormi, est la période de nettoyage du
tissu mésenchymateux qui correspond au maximum d'acidose sanguine. C'est
une période de nettoyage, qui correspond à un processus de guérison.
On peut dire que le corps "tombe malade" pendant le jour, ce qui correspond
à une tendance à l'acidose pour le tissu mésenchymateux
et à une tendance à l'alcalose pour le sang. Et pendant la nuit,
la conscience se retire et laisse la place au sommeil et au jeûne. On
peut également dire qu'au cours de cette phase, le corps "se guérit.
L'ACIDOSE TISSULAIRE ET SES CONSEQUENCES
Un certain nombre de symptômes apparaissent peu à peu chez un organisme
souffrant d'acidose tissulaire chronique. Ils s'installent peu à peu,
et se fondent dans la vie quotidienne, si bien qu'ils sont rapidement acceptés
comme faisant partie des petits troubles normaux de tout-un-chacun.
Voici la liste des principaux:
* fatigabilité surtout matinale
* perturbations du sommeil entre 1h et 3h
* régurgitation et pyrosis
* perturbation de l'appétit et boulimie
* constipation
* migraines fréquentes
* peau grasse (surtout au visage)
* langue chargée sur sa partie postérieure
* mauvaise haleine matinale
* amygdales hypertrophiées chez les enfants
* mains moites et froides
(due à une sympathicotonie entraînant hyperthyroïdie fonctionnelle
et état adrénergique permanent)
* transpiration abondante des pieds
* tendance à la transpiration (sueurs froides)
* fragilité et moindre résistance au froid
(tendance à s'enrhumer facilement)
* douleurs musculaires, muscles de la nuque et des épaules dures et douloureuses
* bronchite chronique avec formation de mucus
* leucorrhées (pertes blanches)
* manque d'entrain, amertume pour le travail
D'une manière générale, toute maladie chronique s'accompagne
d'un état d'acidose tissulaire. Mais certaines pathologies sont plus
d'un type "acide".
Ce sont:
- les rhumatismes
- le diabète
- les affections rénales et vésicales
- la maladie de Basedow (hyperfonctionnement de la
glande thyroïde)
- les maladies cancéreuses en général
- les leucémies
TESTEZ VOTRE pH URINAIRE
Sur le plan pratique, il faut tout d'abord se procurer des bandelettes de test
pH (voir bon de commande)
Il faut ensuite relever systématiquement les valeurs du pH urinaire trois
fois dans la journée, pendant plusieurs jours, et les noter.
le matin, pour la deuxième urine du matin, avant le repas de midi et
avant le repas du soir
A cette fin, uriner dans un récipient propre et sec (qui sera rincé
et essuyé après chaque utilisation). Tremper une languette de
papier réactif dans l'urine fraîchement émise, et lire immédiatement
le pH en comparant la couleur que prend le papier à l'échelle
colorimétrique chiffrée fournie par le fabriquant, et figurant
généralement sur la boîte. Inscrire le chiffre correspondant
pour le jour et l'heure de la mesure.
Cela permettra de déterminer les variations générales des
valeurs du pH urinaire au cours de la journée, sur plusieurs jours.
Effectuer la mesure pendant 8 à 15 jours consécutifs.
Si les valeurs trouvées sont très souvent, ou constamment inférieures
à 7 ou 7,5 cela traduit une surcharge de l'organisme en déchets
métaboliques acides qui imprègnent les tissus et perturbent ses
fonctions physiologiques normales.
Il est alors conseillé:
Un correction de l'alimentation couplée à la prise de citrates
alcalins ERGYMAG
LA
CORRECTION DE L'ACIDOSE TISSULAIRE
Les travaux de SANDER ont permis de définir les valeurs d'un équilibre
acido-basique propre à l'organisme humain par la détermination
d'un quotient d'acidité de 7 et 7,5.
*** L'HOMME EN BONNE SANTE
Un organisme dit "en bonne santé" est un organisme qui possède
une bonne activité d'épuration, c'est-à-dire dont les organes
d'élimination, appelés émonctoires (les reins, les poumons,
le foie surtout, mais aussi la peau et les intestins), sont capables d'éliminer
correctement toutes les surcharges métaboliques. Leur capacité
de détoxication est remarquable. Si on évite de les surcharger
en permanence, ils éliminent sans peine les substances dont l'organisme
n'a pas besoin, et en particulier les déchets acides provenant du métabolisme.
Le corps, dans son fonctionnement normal se présente comme un véritable
générateur d'acides, et ses mécanismes physiologiques sont
naturellement orientés vers un constant nettoyage de cet excès
d'acidité.
De plus, notre alimentation actuelle, privilégiant les protéines
carnées, et carencée en légumes et en crudités,
favorise l'acidose tissulaire. Notre mode de vie, la plupart du temps sédentaire,
contribue également à dérégler cet équilibre.
De plus en plus, nous tendons vers l'acidification de nos tissus.
Ainsi, les émonctoires, sollicités de manière constante
à produire une surcharge de travail afin de détoxiquer l'organisme,
fournissent un surcroît de travail et, peu à peu se fatiguent.
Leur efficacité diminue.
Si beaucoup de personnes sont encore capables de compenser ce déséquilibre
et de ne pas en tomber malade, on constate qu'un nombre toujours plus grand
d'individus présentent de nombreux troubles de santé liés
à l'excès d'acidité tissulaire.
Tant que l'organisme aura gardé une bonne capacité d'élimination,
il sera facile de corriger une surcharge métabolique acide par une modification
de l'alimentation, quelques cures de citrons, une bonne oxygénation.
*** L'HOMME MALADE
Une évolution vers une trop grande acidité tissulaire va engendrer
des troubles de santé en nous éloignant d'un équilibre
acido-basique idéal. En nous reportant aux affections très variées,
décrites précédemment, il peut sembler difficile de leur
trouver une origine commune. Et pourtant, pour chacune d'elles, on retrouve
un terrain identique qui est l'excès d'acidité tissulaire, conséquence
de la perte de l'équilibre acido-basique.
Il est actuellement possible de démontrer que chaque maladie, et surtout
les pathologies chroniques, s'accompagnent d'un déplacement de l'équilibre
acido-basique tissulaire dans le sens de valeurs acides. Les variations physiologiques
entre les éliminations acides et alcalines de l'urine sont surtout en
faveur de la première.
Cette tendance à l'acidose tissulaire est majorée:
- lors de stress qui accroît la sympathicotonie, source de tensions musculaires
produisant de l'acide lactique.
- dans les infections
- lors de la prise de certains médicaments
Dans ce cas, des cures alimentaires spécifiques, ainsi que la prise de
sels alcalinisants devront venir supporter l'organisme.
LES MOYENS DE CORRECTION
========> A/ l'ALIMENTATION:
1) Les aliments acidifiants:
Les aliments producteurs d'acides sont des aliments qui contiennent des substances
dont le catabolisme aboutit à la formation d'acides. Nous avons vu précédemment
que c'est surtout le cas des protéines carnées qui fournissent
divers acides.
Or tous ces aliments producteurs d'acides sont également les aliments
de base de notre alimentation. Il n'est donc pas possible de les supprimer car
les acides aminés qui les constituent sont indispensables au bon fonctionnement
de notre organisme.
Il est donc important de veiller aux quantités absorbées. Il faut
à un organisme un apport régulier de protéines, mais dans
des quantités bien moindres que ne lui fournit notre alimentation actuelle.
Nous sommes, par notre alimentation moderne, en surcharge permanente de protéines,
et surtout de protéines animales. Pour un organisme normal, il est préjudiciable
à la santé de consommer plus de 50 grammes de protéines
par jour. Tout excès est immanquablement susceptible d'engendrer une
auto-intoxication. (20 grammes sont même souvent amplement suffisants
!). Mais la notion d'excès reste néanmoins toujours individuelle,
c'est-à-dire qu'elle est basée sur les capacités métaboliques
personnelles et sur l'activité physique produite par l'individu. Il est
évident que pour un travailleur de force, ou une personne vivant sous
des climats rigoureux, un régime plus riche en éléments
protidiques sera bien mieux supporté que chez un sédentaire vivant
sous des climats tempérés.
Les céréales sont également productrices de corps acides,
qu'elles soient complètes ou raffinées, et quelle que soit la
forme sous laquelle elles sont consommées.
Les toxiques contenant des alcaloïdes comme le café (caféine)
le thé noir (théine), et le cacao (théobromine) sont riches
en purine, et sont classés comme aliments acidifiants. Il en est de même
pour le sucre blanc, la farine de froment blanchie et ses dérivés,
les graisses raffinées. Ceci explique que certains végétariens
qui ne consomment pas exclusivement des produits complets et qui mangent trop
de céréales et trop peu de crudités souffrent d'hyperacidité,
identique à celle des carnivores. Ils sont en outre déminéralisés,
conséquence directe de cette hyperacidité.
Les aliments acidifiants sont donc des destructeurs de bases, et sont ainsi
déminéralisants.
°LES ALIMENTS FOURNISSEURS D'ACIDES°
°Viandes, poissons, volailles, °
°Gibiers °
°Charcuterie, foie, rognons, abats,°
°cervelle °
°Blanc œufs °
°Fromages forts et fermentés °
°Légumes secs: lentilles, pois, °
°haricots blancs °
°Asperges, artichauts, choux de °
°Bruxelles °
°Arachides °
°LES ALIMENTS TRES ACIDIFIANTS °
°Sucre blanc °
°Farines blanches et dérivés: pain,°
°blanc, biscottes, pâtisseries, °
°pâtes °
°Semoule °
°Huiles raffinées °
°Graisses durcies °
°Thé, alcool, café, chocolat °
°Bouillons gras °
2) Les aliments alcalinisants:
D'une manière générale, les OEUFS et les CEREALES, sont
acidifiants, et le LAIT, les LEGUMES et les FRUITS sont alcalinisants.
Le LAIT est assez basique, mais il faut le consommer avec discernement. Il est
préférable de le faire lacto-fermenter (yoghourts, caillé...).
Le lait perd en effet une grande partie de ses composants vitaux lors de la
pasteurisation (vitamine C, modification de ses protéines).
La POMME DE TERRE cultivée biologiquement est un aliment producteur de
bases idéal. Elle est riche en calcium et en potassium qui lui donne
un pH alcalin appréciable. Il faut cependant prendre garde à ce
qu'une cuisson malencontreuse ne détruise pas ses effets bénéfiques.
Elle est malheureusement accompagnée de la réputation de faire
grossir... Cuites à la vapeur sans pression, elles gardent toutes leurs
qualités biologiques.
Les CHATAIGNES sont également des fruits très alcalinisants qui
devraient se consommer plus souvent en hiver. Elles accompagnent favorablement
tous les légumes, mais plus particulièrement les choux.
°ALIMENTS FOURNISSEURS DE BASES°
°Fruits et jus de fruits °
°Légumes feuilles et racines °
°Légumes tiges (sauf asperges) °
°Oignons, Ail °
°Pommes de terre °
°Châtaignes °
°Lait lacto-fermenté (frais) °
°Lait condensé non-sucré °
°Lait en poudre °
°Petit-lait en poudre °
°Yogourt °
°Soja et ses dérivés °
°Bouillon de légumes °
°Jus de légumes °
°Jaune d'œuf °
°Herbes aromatiques: persil, °
°Ciboulette, thym, origan, °
°romarin °
Attention aux exceptions !
Certains légumes comme l'ASPERGE, l'ARTICHAUT et les CHOUX DE BRUXELLES
sont producteurs d'acides. L'asperge est un germe, l'artichaut et les choux
de Bruxelles sont des fleurs. Ils doivent être consommés en association
avec des aliments fortement basiques comme les pommes de terre ou les châtaignes.
Il faut les éviter chez les malades.
Les légumes secs (graines) sont généralement acides sauf
le SOJA qui est basique.
Parmi les noix généralement basiques, nous trouvons l'arachide
qui est fortement acidifiante à cause de sa richesse en acide urique.
Ainsi le beurre d'arachide et l'huile d'arachide sont de forts producteurs d'acides.
3) Les aliments en équilibre acido-basique:
Un certain nombre d'aliments n'appartiennent pas aux listes citées plus
haut. Ils sont en bon équilibre acido-basique et conviennent bien aux
malades.
°ALIMENTS EN EQUILIBRE ACIDO-BASIQUE°
°Noix fraîches, haricots verts °
°Petits pois sucrés °
°Millet et ses dérivés °
°Pain de seigle complet °
°Céréales complètes °
°Germes de blé °
°Pâtes de farine de seigle complètes°
°Beurre frais de bonne qualité °
°Sucre intégral °
Les aliments ci-dessus sont tous légèrement acides, mais ils constituent
une base d'excellente qualité pour une alimentation équilibrée.
Leur légère tendance acide peut facilement être compensée
par l'apport d'herbes aromatiques et d'huiles vierges lors de leur consommation.
========> B/ LA CURE DE CITRON:
La cure de citron est un excellent moyen de corriger, chez un organisme sain,
une acidose chronique. Le citron est un fruit particulièrement riche
en acide citrique, et on pourrait le croire acidifiant pour l'organisme. Mais,
il est surtout très riche en sels minéraux. Lors de l'absorption
du jus de citron, l'acide citrique est très rapidement éliminé
par le poumon en acide carbonique, et il reste dans l'organisme les sels minéraux
qui alcalinisent.
En pratique, on peut faire la cure de la manière suivante: Prendre le
jus d'un citron le premier jour, de deux citrons le deuxième jour, de
trois le troisième, et ainsi de suite jusqu'au dixième jour où
l'on prendra le jus de dix citrons, répartis dans la journée.
Puis, on diminue d'un citron chaque jour: soit neuf citrons le onzième
jour, huit citrons le douzième jour, et ainsi de suite jusqu'au vingtième
jours.
Cette cure peur être faite deux fois dans l'année. Elle viendra
fort à propos aux changements de saison, en septembre et en mars.
Mais cette cure n'est pas à conseiller chez une personne souffrant de
faiblesse métabolique, et présentant en particulier une faiblesse
des émonctoires. Une telle personne ne pourra pas oxyder l'excès
d'acide provoqué par la cure, et l'excès d'acide non transformé
pourra être responsable d'une déminéralisation.
========> C/ L'OXYGENATION
La marche au grand air, l'exercice physique, les séjours en altitude,
toute activité qui active le métabolisme en général,
et accélère le rythme respiratoire, permet d'augmenter l'élimination
des acides faibles (c.f. chapitre 3) et contribue ainsi à une désacidification
de l'organisme.
C'est une activité essentielle, bien souvent négligée par
le citadin, qui contribue au maintien d'une santé, en association à
une modification de l'alimentation.
Une journée d'exercice physique au grand air provoque une acidification
des urines qui provient d'une part de l'augmentation du métabolisme musculaire
producteur d'acide lactique, et d'autre part de l'augmentation générale
du métabolisme de base. L'oxygénation oxyde de nombreux acides
tissulaires et permet de les éliminer par les reins.
========> D/ L'UTILISATION DE CITRATES ALCALINS:
Dans le cas de personnes malades, dans la plupart des cas, la prescription d'un
régime basifiant ne suffit pas. L'utilisation d'un mélange basique
à base de citrates alcalins s'avère indispensable.
La correction se fait alors par l'apport régulier de citrates alcalins
sous forme de poudre ou de comprimés. Il existe trois spécialités
labellisées par la Fondation, permettant d'aider l'organisme à
se désacidifier:
MEGABASE
ERGYMAG (commercialisé par NUTRALIA) voir bon de commande
L'EQUILIBRE VITAL
REMARQUE: Ces mélanges très efficaces ont cependant l'inconvénient
de contenir beaucoup de chlorure de sodium. Ils sont donc contre-indiqués
en cas de prise de cortisone et de ses dérivés, ou chez les cardiaques.
Le contrôle de la dose individuelle:
Si un état d'acidose tissulaire chronique nécessite la prise de
citrates alcalins, il faut commencer par une prise matinale quotidienne de une
à deux gélules. On continue à contrôler régulièrement
le pH trois fois dans la journée.
Les résultats des valeurs du pH urinaire vont peu à peu se corriger.
Dans le cas où cette seule prise matinale ne suffirait pas, il faudra
augmenter la quantité de citrate en ajoutant une seconde prise avant
le repas de midi. En général deux prises par jour sont suffisantes
pour la plupart des individus.
Une fois la posologie trouvée (qui est bien sûr différente
d'un individu à l'autre), la prise de citrate sera continuée régulièrement
pendant plusieurs mois, voire plusieurs années (Il faut au moins 2 à
3 ans pour corriger une acidose tissulaire !).
Le contrôle urinaire sera fait ensuite une fois tous les 15 jours environ
afin de déterminer si la posologie convient toujours.
L'Hygiène
intestinale
Le pilier indispensable pour les maladies dégénératives
Cette
technique d'hygiène corporelle est connue depuis toujours, et fait partie
de toutes les médecines traditionnelles, médecines où l'individu
était encore perçu dans sa globalité. Au cours du développement
de la médecine moderne, la vision de l'homme est peu à peu devenue
parcellaire, et son approche globale s'est perdue. C'est la raison pour laquelle
un dermatologue, ou un pneumologue ne comprendront pas de prime abord le bien
fondé de l'hygiène intestinale pour soigner une acné rebelle,
ou un asthme bronchique chronique. Mais il devient de plus en plus évident
que les maladies chroniques ne se manifestent jamais à l'endroit de leur
cause profonde. Ces causes sont de plus multifactorielles.
LE ROLE DU COLON
La surface totale de nos intestins est d'environ 50 m2. C'est dire que nous
sommes beaucoup plus en contact avec son contenu, qu'avec le monde qui nous
entoure. Et à ce titre, nous devrions nous montrer beaucoup plus concernés
par ce qui se passe dans notre intestin, et en particulier dans notre côlon.
Le côlon est un organe excréteur qui ne sécrète pas
de sucs digestifs. Il constitue la dernière étape du transit des
matières, et sa mission consiste à amener vers l'extérieur
les éléments de la nourriture qui n'ont pas été
assimilés par l'organisme lors de la digestion. Son rôle principal
est de résorber l'eau afin de concentrer les matières fécales
qui sont encore à l'état liquide à leur sortie de l'intestin
grêle. "Le mécanisme de concentration des matières
fécales est d'une précision étonnante. Il faut que 86%
de l'eau soit réabsorbés pour qu'une selle ait une consistance
normale. Si 88% de l'eau sont réabsorbés, les selles deviennent
trop dures et à 82% de résorption, elles sont trop fluides"
explique la Dr.Kousmine.
LA MUQUEUSE INTESTINALE
Dans l'intestin, la muqueuse de revêtement n'est formée que d'une
seule couche cellulaire d'une épaisseur de 25 à 30 millièmes
de millimètres. Immédiatement au-dessous de ce revêtement,
se trouvent des capillaires sanguins et lymphatiques. Les matières que
contient l'intestin grêle ne sont donc séparées du sang
des capillaires que par une très fine membrane fragile, qui se renouvelle
tous les deux jours. Cette couche cellulaire constitue donc un filtre fragile
dont l'intégrité dépend de nombreux facteurs alimentaires:
un excès de beurre (riche en acide butyrique), de graisses animales saturées,
de graisses végétales raffinées et mortes, et surtout une
carence en huiles vierges de première pression à froid riches
en acides gras poly-insaturés la fragilisent et augmente la perméabilité
des membranes cellulaires de tout l'organisme, et en particulier celles de l'intestin,
qui est, nous l'avons vu, particulièrement mince.
"Lorsque la fine membrane de l'intestin a une structure normale, nous sommes
suffisamment protégés contre la résorption éventuelle
de microbes et de toxines, mais lorsque nous nous alimentons mal, cette membrane
délicate devient anormalement poreuse et laisse passer à foison
bactéries et poisons. Le foie qui reçoit le sang, et les ganglions
lymphatiques dans lesquels se déverse la lymphe de provenance intestinale,
fonctionnent à la façon de filtres. S'ils peuvent arrêter
et neutraliser les germes et les toxines, il ne se passe rien, mais s'ils sont
chroniquement débordés, des maladies graves apparaissent"
(Kousmine).
L'ETAT DE L'INTESTIN ET LES CONSEQUENCES SUR NOTRE SANTE
La plupart des patients atteints de pathologies chroniques et dégénératives
présentent des troubles intestinaux depuis de nombreuses années,
bien avant même que ne se déclare la maladie chronique qui les
amène à consulter. Le principal symptôme est la constipation
chronique, qui amène à utiliser chaque jour des laxatifs. Le but
des laxatifs (même ceux à base de plantes) est de stimuler chimiquement
les membranes de l'intestin, les forçant à fonctionner. Par conséquent,
les muscles du côlon s'affaiblissent toujours plus, créant une
dépendance aux laxatifs. Très peu de personnes ont un transit
intestinal normal.
Peu à peu, ces troubles digestifs chroniques perturbent la santé.
Un certain nombre de symptômes peuvent être dus à une perturbation
chronique du transit intestinal. Ainsi, il n'est pas surprenant que si vous
présentiez des troubles digestifs chroniques, vous puissiez ressentir:
fatigue, insomnie, problèmes nerveux et mentaux, douleurs menstruelles,
arthrites. A long terme, le mauvais fonctionnement du transit intestinal peut
même déboucher sur des maladies cardiaques, des cancers, des rhumatismes
graves, des dégénérescences du tissu nerveux...
Une diminution de l'absorption des vitamines. L'intestin a besoin de 18 à
24 heures pour éliminer les matières provenant de la nutrition.
Si le transit ne se fait pas correctement, il se dépose des déchets
qui peu à peu tapissent les parois intestinales à certains endroits.
Selon le Dr Irons, spécialiste américain de l'Hygiène Intestinale,
"Ces dépôts de matières fécales peuvent atteindre
plusieurs centimètres d'épaisseur et avoir une consistance d'un
pneu ! Ces déchets peuvent à la longue empêcher l'absorption
et la pénétration dans l'organisme des vitamines et des sels minéraux.
Les troubles intestinaux chroniques peuvent ainsi être à l'origine
d'une carence nutritionnelle, indépendamment de la qualité de
la nourriture, ou de la quantité de vitamines absorbées".
Il serait dommage de prendre soin de corriger son alimentation, de prendre des
vitamines, et d'en limiter l'efficacité simplement parce qu'on néglige
d'avoir une bonne hygiène intestinale !
*** L'excès de mucus masque des symptômes allergiques. Au cours
de ces dernières années, on a mis en évidence que de nombreuses
protéines alimentaires pouvaient être responsables de beaucoup
de problèmes physiques et psychologiques (allergies cérébrales).
La surconsommation d'un aliment est une première cause d'allergie alimentaire.
Tout aliment consommé quotidiennement risque d'être responsable
d'allergie, surtout si on a l'impression de ne pouvoir s'en passer. Ceci est
particulièrement vrai pour les aliments déficients d'un point
de vue nutritionnel (chocolat, farine et sucre blanc, café, colorants
alimentaires...).
L'intestin sécrète alors un mucus pour se protéger contre
ces substances. Cette couche de mucus intestinal réduit l'absorption
des substances allergisantes, protégeant ainsi la personne, mais des
allergies cachées remplacent alors les réactions allergiques manifestes
qui pourraient survenir lors de l'absorption de l'allergène.
*** Une autre conséquence est l'irritation chronique des parois intestinales
par la stagnation des matières, ce qui entraîne une inflammation
et des spasmes. Cet état va encore perturber le transit et aggraver les
carences nutritionnelles.
*** Mais la conséquence la plus grave est sans doute l'empoisonnement
toxinique chronique, lié au développement de germes pathogènes.
Il se produit une véritable auto-intoxication.
FERMENTATION / PUTREFACTION
Les micro-organismes des matières fécales appartiennent à
des espèces très variées, les unes aérobies, les
autres anaérobies. On estime que les corps microbiens représentent
environ 1/3 de la masse fécale. L'activité microbienne est maximale
dans le cæcum et diminue progressivement ensuite.
Les micro-organismes contenus dans le cæcum sont capables d'effectuer
la synthèse de nombreuses vitamines (vit.K et vit.B: ac.pantothénique,
biotine, ac. folique, vit.B12) et permettent ainsi à l'organisme de résister
plus longtemps à certains régimes carencés.
Chez l'homme, il se produit dans le cæcum des phénomènes
analogues à ceux qui se développent dans le tube digestif des
herbivores, mais leur ampleur est moindre. L'activité microbienne attaque
la cellulose des aliments cellulosiques assez tendres: Ils permettent ainsi
d'utiliser non seulement les matériaux nutritifs ainsi libérés,
mais encore les produits de la dégradation de la cellulose elle-même.
Le processus de fermentation est un processus protecteur et aussi longtemps
que dans l'intestin les fermentations acides restent actives, les putréfactions
ne se produisent pas, ou seulement d'une façon insignifiante. Normalement,
les fermentations acides débutent dans la seconde partie de l'intestin
grêle, s'accumulent dans la partie terminale et atteignent leur maximum
d'intensité dans le cæcum. Les acides organiques formés
sont partiellement neutralisés par les sécrétions alcalines
de la muqueuse. Une partie d'entre eux est absorbée et utilisée
par l'organisme. A l'état normal, le contenu du cæcum reste acide
et les germes de putréfaction ne s'y développent pas.
Mais, si la presque totalité les glucides de la ration alimentaire ont
été digérés et absorbés avant que le contenu
intestinal ne parvienne au cæcum, les putréfactions deviennent
vite prépondérantes.
Les putréfactions se développent non seulement aux dépens
des résidus des protéines alimentaires, mais aussi et surtout
aux dépens des protéines des sécrétions et desquamations
de la muqueuse intestinale et des cadavres bactériens. Des acides aminés
sont d'abord libérés, puis deux processus bien connus entrent
en jeu pour la formation des produits de la putréfaction:la décarboxylation
et la désamination.
Les produits de la putréfaction sont tous plus ou moins toxiques. La
fraction absorbée par la muqueuse intestinale arrive directement au foie
par la veine porte. Par ses actions chimiques puissantes, le foie est capable
de transformer les substances toxiques d'origine intestinale. Il oxyde l'indole
en indoxyle (indoxyle-sulfate et indoxyde-glycuronate), et le benzène
en phénol (phénol-sulfate et phénol-glycuronate). Ces substances
conjuguées sont dénuées de toxicité, et sont éliminés
par l'urine. Le dosage de ces substances dans l'urine est un moyen d'estimer
l'intensité des putréfactions intestinales.
Cet inconvénient est facilement évitable. Il suffit que la ration
alimentaire comprenne des aliments riches en glucides protégés
par des enveloppes cellulosiques (céréales). Les fruits et les
légumes, en particulier les carottes, les pommes, la caroube, permettent
de lutter aussi efficacement contre les putréfactions.
INFLUENCE DES BACTERIES INTESTINALES SUR LA SANTE
*** Bactéries et sels biliaires
Nous avons vu plus haut comment une alimentation riche en graisses va déséquilibrer
l'équilibre bactérien de l'intestin en faveur de la flore de putréfaction.
Il y aura parallèlement une augmentation du flux biliaire lié
à l'excès de graisses qui contribuera à l'alcalinisation
de l'intestin au niveau duodénal. Cela favorisera la remontée
des germes pathogènes à ce niveau (clostridium para-putrificum)
qui transforment les acides biliaires en co-carcinogènes et carcinogènes
(un des mécanismes du cancer du côlon).
*** Bactéries et stéroïdes hormonaux
Certaines bactéries sont également capables de "déconjuguer"
les stéroïdes pour redonner des stéroïdes actifs, d'où
un cycle entéro-hépatique très compliqué. On connaît
actuellement deux hydroxylases, huit oxydo-réductases, et deux déconjugases
bactériennes.
Cette formation d'œstrogènes actifs à partir de certains
aliments favoriserait le développement de mastoses.
*** Bactéries, aliments et cancer
Certains pré-cancérigènes se trouvent dans les aliments
et les conservateurs alimentaires, les colorants, les additifs et les polluants.
La flore colique est métalliquement très active, produisant de
nombreuses enzymes qui peuvent faciliter les transformations des pré-cancérigènes
en cancérigènes actifs
L'alimentation répétée avec un aliment contenant le pré-cancérigène
induit la sélection de la population bactérienne transformant
les pré-cancérigènes, le cancer survenant après
un laps de temps plus ou moins long.
*** Bactéries et cholestérol
Les bactéries intestinales interviennent dans le métabolisme du
cholestérol et provoquent la formation du coprostanol, forme réduite
moins soluble et moins absorbable. Dans cette molécule, il n'y a plus
de double liaison entre les atomes de carbone 5 et 6, et l'orientation des cycles
A et B autour de l'axe des atomes de carbone 5 et 10 est "CIS" alors
qu'elle était "TRANS" dans le cholestérol.
Enfin, la bile détruite par les clostridium ne fera plus son travail.
Une stéatorrhée chronique s'installera, entraînant avec
elle une élimination massive de vitamine B12 et de calcium. Ainsi, l'excès
d'aliments gras et trop riches en protéines aboutira à des carences
par élimination intestinale des éléments minéraux
et vitaminiques, alors qu'une alimentation moins riche apportera une meilleure
assimilation de ces éléments. C'est la raison pour laquelle on
peut voir des carences vitaminiques chez des personnes sur-alimentées.
ALIMENTATION ET INTESTIN
Tout d'abord, il faut boire suffisamment. C'est souvent une des principales
causes de la constipation chronique. Si vous ne buvez pas assez, vos selles
seront trop sèches, et vous serez constipés.
*** Les aliments ennemis de l'intestin
===> LE SUCRE BLANC:
Il favorise la prolifération bactérienne au niveau intestinal.
En particulier une flore colibacillaire. Il favorise la production d'acide oxalique,
responsable, comme l'acide urique, de rhumatismes.
===> L'ALCOOL:
Il serait responsable de certains cancers du côlon et du rectum, selon
de récentes études menées en Norvège.
===> LA VIANDE:
Elle est dépourvue de fibres cellulosiques. Mal mastiquée, elle
est mal digérée et est responsable de putréfactions intestinales.
On voit augmenter la fréquence des cancers du côlon dans les pays
gros consommateurs de viande. (voir également le problème de cuisson
de la viande !!) ndl
===> LES GRAISSES SATUREES:
(graisses animales, huiles courantes, margarines)
Les graisses saturées stimulent anormalement la production de bile, d'où
une plus grande production d'acides biliaires. Par ailleurs, la richesse en
graisses saturées modifie la flore intestinale et augmente sa concentration
en bactéries qui tendent à favoriser la conversion des sels biliaires
en substances cancérigènes. Les graisses végétales
solides, étrangères à la nature, augmentent le besoin en
vitamine F, et perturbent les processus immunitaires.
===> LE GLUTEN:
"Il est équilibré par la vitamine E dans le grain de blé
cru, d'orge, de seigle, d'avoine, ou de sarrasin: lorsque le grain est moulu
en farine et cuit, la vitamine E est détruite. Le gluten forme alors
une substance pâteuse et collante, qui adhère à la paroi
intestinale. Elle ralentit le passage des aliments, favorisant les putréfactions
intestinales et empêche l'absorption des vitamines du groupe B" (Dr.
Soleil).
===> LES FARINES RAFFINEES:
Elles favorisent le durcissement des selles, surtout si l'alimentation est pauvre
en aliments naturels: fruits, légumes.
===> LA CREME DU LAIT ET LE BEURRE:
Ils rendent la paroi de l'intestin poreuse et perméable aux bactéries
qui s'y trouvent.
*** Les aliments favorisant la production de gaz intestinaux
===> LES ALIMENTS BIEN TOLERES:
1/ Viandes, volailles, poissons
2/ Laitues, concombre, brocolis, avocats, choux-fleurs, tomates, asperges, olives,
zucchini
3/ Melons, raisins, fraises, framboises, baies
4/ Riz, céréales grillées ou soufflées, gâteaux
secs (éviter les gâteaux contenant des graisses végétales)
5/ Noix, noisettes
6/ Oeufs, chocolat, sorbets aux fruits
7/ Eau
===> LES ALIMENTS MOYENNEMENT FLATULOGENES:
1/ Pâtisseries
2/ Pommes de terre
3/ Aubergines
4/ Citrons
5/ Pommes
6/ Pain
===> LES ALIMENTS TRES FLATULOGENES:
1/ Oignons
2/ Haricots secs
3/ Céleri
4/ Carottes
5/ Raisins secs
6/ Bananes
7/ Abricots
8/ Jus de prunes
9/ Bretzels
10/ Bagel
11/ Germe de blé
12/ Choux de Bruxelles
13/ Artichauts
*** Les aliments favorables à l'intestin
===> LES GRAISSES NON-SATUREES
(huiles végétales vierges pressées à froid)
Riches en vitamines F, elles renforcent l'imperméabilité de la
paroi de l'intestin.
===> LES FIBRES VEGETALES RICHES EN CELLULOSE
La cellulose joue le rôle de ballast pour le bol alimentaire traversant
l'intestin. C'est une matière solide qui n'est pas assimilée par
l'organisme, mais qui stimule l'intestin et permet son bon fonctionnement.
LES SELLES NORMALES
Quand l'intestin est sain, vous devez aller deux fois par jour à la selle,
et avoir des selles de bonne consistance.
"La selle normale de l'homme doit avoir la forme d'une saucisse épaisse
de 4 centimètres et longue de 15 à 20 centimètres"
(Dr.Kousmine).
Sa couleur varie en fonction de l'alimentation. De couleur brune en cas de régime
carné, elle est plus claire en cas de régime lacto-végétarien.
Vous devez aller à la selle facilement, sans effort, et sans attendre,
généralement une fois le matin après le petit déjeuner,
et une fois après le repas de midi ou le repas du soir.
Lorsque l'alimentation est correcte les selles n'ont presque pas d'odeur.
LES LAXATIFS IRRITENT L'INTESTIN
LA TECHNIQUE DU LAVEMENT RECTAL
Mais si la façon de se nourrir est la cause principale d'un mauvais fonctionnement
de l'intestin, une meilleure alimentation ne suffit pas.
En effet, une personne qui se nourrit mal pendant des années abîme
son intestin, et il ne suffit plus de modifier ses habitudes alimentaires pour
résoudre le problème. Aucune affection chronique ne disparaîtra
tant que le côlon ne sera pas totalement nettoyé par des lavements
rectaux réguliers, et ce, pendant une durée suffisante, dont seul
le médecin pourra juger en fonction de critères cliniques qu'à
enseigné le Docteur KOUSMINE.
A faire au début, une à trois fois par semaine, pendant une période
qui variera entre 2 à 6 mois selon la pathologie, et les indications
médicales.
Le matériel nécessaire pour le lavement:
* Un boc à lavement de 2 litres, avec tubulure munie d'un robinet à
l'extrémité de la tubulure et deux canules dures de plastique
blanc. (la plus longue des deux canules est la canule pour les lavements rectaux,
l'autre, plus courte est une canule vaginale).
* Eventuellement un cathéter rectal de plastique transparent (code 25).
Ce cathéter rigide possède un embout de couleur qui s'adapte à
l'extrémité de la tubulure, après le robinet. Ce cathéter
n'est pas inclus dans l'ensemble précédent. Il faut le demander
en plus.
Le matériel nécessaire pour l'instillation d'huile:
* Une seringue de 50/60 ml dite "de gavage".
* Une sonde rectale de caoutchouc de 30 cm (code 24). Cette sonde souple s'adapte
à l'extrémité de la seringue de gavage.
Préliminaires importants:
Avant de commencer, il est important de bien comprendre que:
1/ Le lavement rectal se fait LE SOIR, avant de se coucher. Il faut soit jeûner
ce soir là, soir prendre un repas très léger.
2/ Le lavement se fait en une seule fois avec la totalité des deux litres,
et non pas en deux fois avec chaque fois un litre... C'est la seule manière
pour que l'eau parviennent jusqu'au côlon droit (cæcum).
3/ L'instillation d'huile doit TOUJOURS être précédée
du lavement. Il est inutile de faire l'instillation d'huile sans avoir préalablement
nettoyé le côlon.
Faire d'abord le lavement:
Préparer une tisane de camomille romaine en faisant infuser pendant 10
minutes 5 sachets (ou 8 têtes) dans 2 litres d'eau bouillante. Laisser
refroidir jusqu'à température convenable (35°-37°).
On trouve dans certains pays de l'extrait concentré de camomille prêt
à l'emploi1. Il suffit alors de mettre 2 cuillères à soupe
du liquide concentré dans deux litres d'eau tiédie, et le lavement
est prêt immédiatement.
Se mettre à quatre pattes au fond de la baignoire, la tête en bas,
le postérieur en l'air (si impossibilité, se mettre à plat
ventre sur le lit, la moitié supérieure penchée en avant
vers la descente de lit, la tête en bas), le bock pendu à 50 cm
environ au-dessus du niveau de l'anus, en ayant soin d'éviter le siphon
produit par une tubulure généralement trop longue.
Il est possible d'utiliser soit la canule de plastique blanc et dur livrée
avec le bock, soit le cathéter rectal en plastique souple transparent
(qu'il faudra donc acheter en plus), qui est plus long ce qui permet de l'introduire
plus profondément. On évite ainsi les douleurs et les spasmes
provoqués par l'arrivée trop rapide de l'eau qui dilate l'ampoule
rectale.
Après introduction de la canule (ou du cathéter), on ouvre le
robinet et on laisse s'écouler la totalité des deux litres d'eau
camomillée avant toute évacuation. Il est important de bien respirer
par une respiration abdominale superficielle dite du "petit-chien",
analogue à celle qu'apprennent à faire les femmes qui accouchent,
et de se masser le ventre pendant tout le temps de l'introduction de l'eau afin
d'éviter les spasmes douloureux en cours de lavement.
Avec la main libre, masser le côlon dans la partie la plus basse de votre
abdomen, sur une surface de 6 à 7 centimètres. Utilisez vos doigts
comme si vous faisiez des gammes sur un piano, ou comme si vous pétrissiez
du pain. Appuyez fortement sur toute boule ou partie rigide que vous rencontrez.
Ce sont des dépôts de matières fécales qui doivent
être éliminés. Tout en continuant à masser, monter
progressivement le long de la partie gauche de l'abdomen jusqu'à ce que
vous palpiez vos côtes. Puis continuez en massant autour du nombril, puis
à droite jusqu'aux côtes. Recommencez jusqu'à ce que les
2 litres du lavement soient acceptés.
Si des crampes, ou des spasmes, des envies intempestives d'évacuer surviennent
au cour du lavement, assurez-vous tout d'abord que l'eau est à la bonne
température. Une eau trop chaude, ou trop froide provoque immanquablement
des spasmes douloureux désagréables. Sinon, expirez à fond,
le plus possible, et le spasme cesse immédiatement.
A la fin de ce lavement, on peut évacuer immédiatement celui-ci
ce qui se produit en plusieurs vagues pendant une vingtaine de minutes environ.
Faire ensuite l'instillation d'huile:
Avant de commencer le lavement, on aura pris soin de préparer la seringue
d'huile de la façon suivante:
Aspirer grâce à la seringue 50 à 60 ml d'huile de tournesol
vierge. Après avoir chassé les bulles d'air, ajuster l'embout
de la sonde rectale en caoutchouc souple de 30 cm à l'extrémité
de la seringue. Placer la seringue dans le lavabo, sous un filet d'eau tiède
afin de réchauffer l'huile à une température convenable
(30°-35° environ). L'huile se réchauffe ainsi lentement pendant
que vous faites votre lavement.
Une fois que l'eau du lavement est complètement évacuée,
introduire la sonde rectale le plus profondément possible, et se coucher
sur le coté droit. Vider complètement la seringue. Ne plus se
lever. L'huile coule et se répand sur les parois intestinales le long
du côlon transverse. Elle sera en grande partie absorbée au cours
de la nuit comme un "suppositoire liquide". Une certaine partie de
cette huile sera néanmoins rejetée le lendemain matin, avec les
premières selles.
Au bout d'un certain nombre d'instillations, l'huile n'est plus absorbée
par l'organisme pendant la nuit, et la plus grande partie est rejetée
le matin. On peut alors espacer les instillations, tout en continuant cependant
les lavements au même rythme. (On peut faire par exemple une instillation
tous les 2, puis tous les 3, puis tous les 4 lavements).
Remarques:
*** Ce lavement peut être fait tous les jours pendant 8 à 10 jours
au début de certains traitements nécessitant une action thérapeutique
immédiate et rapide. C'est le cas par exemple des cancers aigus en poussée
évolutive, des poussées de sclérose en plaques ou de polyarthrite
chronique évolutive.
Si la poussée de la maladie est dominée, ou si la pathologie traitée
ne nécessite pas une intervention rapide, le lavement est fait systématiquement
deux fois par semaine, régulièrement, même si le malade
ne présente pas de troubles digestifs patents. La durée en est
déterminée par le médecin en fonction de certains critères
cliniques: état de la langue, odeur des selles, régularisation
du transit intestinal, état général...
*** Il faut généralement 2 à 4 mois de lavements réguliers
pour obtenir une réelle action thérapeutique. Après cela,
les lavements peuvent être interrompus, en accord avec le médecin
traitant, mais ils doivent être spontanément repris par le malade
s'il constate le retour de certains troubles tels que:
- reprise évolutive de la maladie
- selles de mauvaise odeur
- retour des troubles intestinaux (ballonnements, constipation...)
- écarts dans l'alimentation saine jusque là bien suivie
*** En cas d'invitation à l'extérieur, où, par respect
des convenances sociales, il est difficile de refuser l'alimentation proposée,
ou à la suite de repas d'anniversaires, de mariages, de fêtes de
famille, il est vivement conseillé de faire un lavement le lendemain,
associé à une mono-diète de riz ou de pommes cuites.
*** Au bout d'un certain temps, il n'est plus nécessaire de faire les
lavements. Mais il ne faut surtout pas omettre de les reprendre si les symptômes
cités plus haut se manifestent. Ces symptômes témoignent
en effet de la présence dans l'intestin d'une flore microbienne de putréfaction
qui est pathogène et qui peut annoncer une reprise évolutive de
la maladie si l'intestin n'est pas rapidement débarrassé.
*** Dans le traitement de la polyarthrite chronique évolutive, les lavements
rectaux sont d'une importance capitale, et il est indispensable d'avoir fait
un bon nettoyage intestinal avant de commencer la cure de vaccins. Sans cela,
on s'expose au risque d'une rechute en cours de la cure, liée à
l'hyperstimulation du système immunitaire.
LES CONTRE-INDICATIONS DES LAVEMENTS
Il peut exister des circonstances particulières qui contre-indiquent
la pratique des lavements rectaux. Il est alors indispensable, dans les cas
suivants de demander un avis médical, pour éviter toutes erreurs:
1/ Contre-indications ABSOLUES:
* L'OCCLUSION INTESTINALE.
· LE SYNDROME APPENDICULAIRE
2/ Contre-indications RELATIVES:
· LA COLITE ULCEREUSE
· LA POUSSEE HEMORROIDAIRE
LES IRRIGATIONS COLONIQUES
L'irrigation colonique, ou hydrothérapie du côlon, consiste en
un lavement à grande eau du côlon qui permet un nettoyage complet,
plus en profondeur qu'un simple lavement.
Cette technique est rendue possible grâce à un appareil sophistiqué
[1], branché sur l'eau courante, et qui, équipé à
un système de filtres, de détendeurs, de manomètres et
de mitigeurs, d'obtenir une eau douce, pure, permet d'obtenir un débit
et une pression stables pendant tout le traitement.
L'eau est introduite au moyen d'une canule à double fonction: Un petit
tuyau permet l'arrivée de l'eau, un plus gros permet l'évacuation
des matières fécales. En actionnant une vanne qui contrôle
l'ouverture ou la fermeture de l'arrivée d'eau, on provoque, par vagues
successives, l'évacuation de la totalité des matières contenues
dans le côlon, sans effort et sans douleur. L'examen nécessite
100 à 150 litres d'eau, et dure environ une heure.
Cette technique assez sophistiquée n'est pourtant pas récente.
Ambroise Paré (XVI°siècle) en a parlé le premier. Au
XIX°siècle, Brosch, médecin allemand, avait déjà
mis au point un appareil que l'on considère comme l'ancêtre de
nos appareils actuels. Depuis, la technique a surtout été développée
par des médecins américains: James W.Wiltsie, Joseph E.G.Waddington
et V.E.Irons. Ils ont énormément travaillé à la
mise au point et à la diffusion d'appareils performants permettant d'effectuer
cette technique dans les meilleures conditions de confort et de sécurité.
"Un côlon normal et sain est aujourd'hui une espèce en voie
de disparition
L'immuno-Modulation et la Cure de Vaccins
Le pilier indispensable pour la prise en charge des pathologies rhumatismales,
infectieuses allergiques, et auto-immunes ...
L'IMMUNO-MODULATION
LE BUT DE L’IMMUNO-MODULATION:
L'idée de la Dr.KOUSMINE est de déplacer au niveau de la peau,
à l'endroit de l'injection, la réaction immunitaire antigène-anticorps
qui, lors d'une maladie rhumatismale chronique, se situe au niveau des articulations
et est responsable d'une inflammation chronique provoquant douleurs et déformations
progressives.
Cette méthode a été peu à peu abandonnée
pour plusieurs raisons: difficulté d'effectuer les tests, manque de standardisation,
réactions de réactivation au cours du traitement ....
Après un travail de recherche en commun, cet aspect de la méthode
a peu à peu évolué. La Fondation propose actuellement des
kits d'antigènes fait de mélanges ciblés:
Les tests se font maintenant in-vitro. Le sérum du patient est testé
sur une plaque de gélose contenant les mélanges antigéniques,
et une réaction titrable est ainsi obtenue.
Le but de cette technique n'est pas uniquement de trouver un agent spécifique
de la pathologie, mais d'obtenir également un mélange d'allergènes
suffisamment actifs pour d'une part induire au cours de la cure, une désensibilisation
immunitaire à l'agent causal, et d'autre part relancer autant que faire
se peut une défense immunitaire normale du sujet. Avec la variété
des mélanges de souches utilisées, il est souvent possible d'avoir
une grande spécificité dans les traitements. C'est en particulier
le cas de certains asthmes infectieux, de l'arthrose déformante, des
rhumatismes auto-immuns, de certaines rhinites vaso-motrices, de maladie migraineuse....
S'il n'y a pas ou peu de réactions aux tests, c'est qu'aucune des souches
utilisées n'est capable d'induire une réaction immunitaire (ce
qui est exceptionnel), ou que le patient n'est plus capable de répondre
à la sollicitation antigénique des tests (malades sous cortisone,
sida...). Il est inutile dans ce cas de faire la cure de désensibilisation.
Il faut traiter l'anergie et refaire l'examen après 4 à 6 mois.