
L'approche NUTRALIA
L'approche NUTRALIA est le fruit de plus de 15 ans de recherches et d'applications personnelles. Elle est le condensé des dizaines d'années de travaux des Docteurs Kousmine, Seignalet, Nogier et de bien d'autres.
Une autre méthode me direz-vous ??
Non, il s'agit d'un travail de réflexion et l'analyse de résultats, je laisse aux médecins le soin d'appliquer la médecine, cependant il reste un nombre impressionnant de symptômes, de mal-être non traités (ou pire traités de mineurs) qui laissent bien souvent le malade dans une profonde tristesse ou inquiétude.
Je pense en premier lieu à la spasmophilie, la fibromyalgie, la fatigue, la "patraquerie" continuelle mais également les rhumatismes, les douleurs articulaires, les hypertensions légères, etc ..
Il va sans dire qu'aucune approche ne peut convenir à tout le monde, la nutrition est une technique de soins qui ne peut se concevoir qu'au cas par cas. Cependant il est possible de rétablir un bien-être physique et moral en suivant les préceptes simples indiqués ci-dessous :
PHASE 1
Elimination
des laitages.
Détoxination de l'organisme par le biais de la phytothérapie.
Les plantes sous forme buvable ou la gemmothérapie (bourgeons de plantes)
permettent un "nettoyage" en douceur afin de soutenir un organisme
ayant atteint un taux "d'intoxination" tel qu'il ne peut le réguler
par lui-même.
PHASE 2
Elimination
des produits comportant du gluten par l'utilisation de pâtes, farine,
pain sans gluten.
Apports de minéraux et vitamines à doses physiologiques (à
contrario de doses massives utilisées principalement dans les pays anglo-saxons
et créant des carences dans d'autres domaines étant donné
la compétition interne des minéraux et des vitamines dans l'organisme)
Restauration d'une flore intestinale de bonne qualité avec des prébiotiques et probiotiques, et éventuellement d'un fongicide (pépins de pamplemousse par exemple).
PHASE 3
Cuisson
des aliments à la vapeur douce et élimination des allergènes
alimentaires, je rejoins à ce niveau le travail du Dr Nogier en prescrivant
pendant quelques jours une réforme alimentaire et en ajoutant au bout
d'une semaine un aliment considéré comme allergène.
Le Dr Nogier conseille un aliment par jour, je serais d'avis de tester un aliment
par semaine.
Cependant il m'a été donné d'observer bien souvent qu'un
aliment allergène enclenche très rapidement une augmentation du
pouls ( de 70 pulsations à 120 voire plus).
Néanmoins chez certaines personnes le système immunitaire n'a
plus ces infimes réactions mesurables objectivement par la prise du pouls.
En savoir plus
PHASE 1
La
phase 1 est la suppression des laitages en les remplaçant éventuellement par des produits
à base de soja (lait de soja, yaourt de soja, etc ...).Pour les gourmand(e)s essayez les laits d'amandes ou de
riz.
Il est fortement conseillé de faire un bilan A2B afin de connaître
le terrain le plus fragile, ceci permettra en effet de diminuer ou d'éliminer
certains troubles grâce à la supplémentation en minéraux,
vitamines, voire dans certains cas d'entamer une cure de détoxination
par la prise de draineurs naturels.
Lors de cette première phase la personne peut connaître certaines crises d'élimination qui ne sont pas graves mais qui peuvent être mal vécues (ballonnements, constipation, diarrhées, réactions cutanées, …), il suffira de rééquilibrer l'organisme et de l'aider dans cette élimination.
PHASE 2
Certainement
une des plus ardue à mon avis, en effet il n'est pas aisé d'expliquer
à une personne la nécessité d'éliminer les céréales
!!! Le pain faisant partie intégrante de notre vie et ayant pour certains
une connotation religieuse !
Un vieux naturopathe me dit un jour "le pain n'est pas dangereux accompagné
de vin", la science lui donnera peut-être raison, il se peut que
le vin ait un effet de neutralisation des effets indésirables du pain….
A suivre !
Cependant le blé et les autres céréales se retrouvent un peu partout, et même s'il est possible de se nourrir que de riz, millet, sarrasin voire quinoa, il est beaucoup plus dur de se passer de pâtes, de pâtisseries, de tourtes, de croissants le matin !
La phase 2 est donc une phase d'adaptation, s'il est vrai que la suppression du lait donne de très bons résultats dans les douleurs articulaires ou autres, dans les cas de spasmophilie, de fibromyalgie, de dépression nerveuse, etc, il semblerait que la suppression des céréales mutées (blé, mais, seigle, etc ….) soit inévitable.
Je suspecte quant à moi, le gluten. Même si le docteur Seignalet fait principalement référence à la mutation du blé.
C'est
dans cette optique que je conseille des produits sans gluten, il en existe aujourd'hui
une très grande diversité voir
bon de commande, pain, croissants, fond de tarte ou de tourte, etc
En ce qui concerne la farine sans gluten, il est vrai que les produits de base
sont très peu panifiables, une tarte ou une pizza seront un peu plus
difficiles à élaborer, les farines sans gluten ressemblent beaucoup
à de la pâte brisée d'autant plus qu'elles sont souvent
à base de sarrasin (blé noir bien connu des bretons)
PHASE 3
La cuisson vapeur douce est un pilier de la phase 3, sans entrer dans un régime crudivore comme l'ont conseillé certain(e)s, je suis un adepte des cuissons vapeur douce et même des cuissons à l'étuvée.
Il semble cependant que dans certaines pathologies lourdes (que nous n'aborderons pas sur ce site), il est vivement recommandé de se limiter à la cuisson vapeur voire à une alimentation crue.
En effet il est maintenant reconnu que la cuisson à de fortes températures, plus de 110°, entraîne une modification du produit d'origine, cependant cette cuisson est aussi créatrice des saveurs de nos plats mais malheureusement aussi d'un nombre impressionnant de toxines qui pour la plupart passent la barrière intestinale et pour d'autres sont de véritables "bombes à retardement" cancéreuses.
Je vous l'accorde cette modification profonde de notre alimentation est un réel défi, aussi bien personnel, que familial et social. J'estime que le plaisir de manger doit rester intact et on se doit de toujours garder cela à l'esprit.
Si le fait de manger cru ou peu cuit durant l'été est d'une assez grande facilité, pendant les saisons froides (bien connues dans mon Avesnois natal) un plat d'hiver bien copieux est aussi un excellent antidépresseur parfois !!!
Il est donc bon dans un premier temps de suivre scrupuleusement l'approche du Dr Seignalet pour par la suite faire l'essai de l'approche NUTRALIA qui à ce jour et avec plusieurs années de recul a donné de très bons résultats.
Cependant je me répète dans les cas de pathologies plurifactorielles ou de pronostics complexes, il est plus que recommandé de suivre le régime Seignalet.
Questions
posées au Dr Seignalet
La
suppression des laits animaux n'entraîne-t-elle pas une carence en calcium
et, par suite, une ostéoporose ?
La consommation répétée de viandes
et de poissons crus n'augmente-t-elle pas fortement les chances de parasitoses
?
Quel est le délai d'action du changement nutritionnel
?
Le régime ancestral fait-il systématiquement
maigrir et si oui, dans quelles proportions ?
La
suppression des laits animaux n'entraîne-t-elle pas une carence en calcium
et, par suite, une ostéoporose ?
"Ces deux problèmes obsèdent beaucoup de gens, car la télévision,
les journaux et la plupart des médecins répètent que la
solidité des os dépend de leur teneur en calcium et seule la consommation
journalière de produits laitiers peut leur apporter en quantité
suffisante ce précieux calcium. Et pourtant, je dis fermement non à
ces deux propositions.
L'ostéoporose ne correspond pas à des os fragilisés par
le manque de calcium, mais à une perturbation du remodelage osseux. Tout
au long de notre vie, le tissu osseux se renouvelle. Il est détruit par
des ostéoclastes et il est reconstruit par des ostéoblastes. A
l'état normal, la destruction et la formation osseuse sont exactement
équilibrées.
Chez certains sujets, en particulier une importante fraction de femmes ménopausées,
la destruction devient plus forte que la formation. Peut être que les
ostéoblastes encrassés diminuent leur activité, peut être
que les ostéoclastes, stimulés par la présence de molécules
"déchets" dans le tissu osseux, augmente leur activité,
ou même à cause des deux facteurs réunis. Dans l'ostéoporose,
ce n'est pas le calcium qui disparaît mais l'ensemble de l'os.
C'est pourquoi l'administration de fortes doses de calcium, contrairement à
une opinion très répandue, n'est pas capable de renverser l'ostéoporose.
Le calcium ne peut pas se fixer sur une trame protéique qui n'existe
plus. Les seules médications qui ont démontré un effet
bénéfique sont les oestrogènes et les biphosphonates qui
sont des inhibiteurs des ostéoclastes.
Par contre, le régime alimentaire hypotoxique, dépourvu de produits
laitiers, accompagné de magnésium et de silice, bloque 70 fois
sur 100 l'évolution de l'ostéoporose et permet même parfois
de regagner une partie du terrain perdu. Sans doute parce que ce mode nutritionnel
décrasse les ostéoblastes, meneurs de jeu dans le remodelage osseux.
Pour rassurer encore les réticents, rappelons que l'ostéoporose
épargne les animaux sauvages, pourtant sevrés de lait dès
leur enfance. Le changement nutritionnel diminue plutôt qu'il n'augmente
le risque d'ostéoporose.
Le danger de manquer de calcium est également illusoire. Certes le lait
de vache est très riche en calcium. Mais dans le tube digestif humain,
l'immense majorité de ce calcium est précipité sous forme
de phosphate de calcium et rejeté dans les selles. Seule une petite partie
est absorbée. Du calcium assimilable est apporté en quantité
largement suffisante par les végétaux : légumes secs, légumes
verts, crudités, fruits secs et fruits frais. Le calcium est un minéral
très abondant dans le sol où il est récupéré
par les racines des plantes.
Finalement l'exclusion des laits animaux ne provoque aucune carence calcique
et Fradin (1991) l'a constaté tout comme moi."
· La consommation répétée
de viandes et de poissons crus n'augmente-t-elle pas fortement les chances de
parasitoses ?
" On trouve parfois des parasites dans la viande (taenia, trichine) et
dans le poisson (anisakis), qui sont annihilés par une cuisson suffisamment
forte et prolongée. On pourrait donc a priori s'attendre à des
ennuis dans ce domaine chez les sujets pratiquant le régime hypotoxique.
Or il n'en a rien été. Les rares cas de parasitoses que j'ai rencontrés
concernaient des patients qui n'avaient pas encore commencé ma méthode
et qui mangeaient "moderne". Chez les 2500 personnes qui appliquent
mes prescriptions diététiques, depuis 1 à 5 ans, aucun
accident ne m'a été signalé.
Tout se passe comme si l'amélioration des parois et du contenu du tube
digestif par une nutrition logique rendait cet habitat insupportable pour les
parasites. Je prends cependant quelques précautions systématiquement
contre la douve du foie et la trichine qui sont rares en France, mais dangereuses
: pour la douve du foie, écarter tout cresson, pissenlit ou mâche
d'origine sauvage, non contrôlés. Pour la trichine, n'acheter que
des viandes de cheval et de porc de bonne qualité, chez un commerçant
de confiance."
· Quel est le délai d'action du
changement nutritionnel ?
"Le temps à attendre avant d'enregistrer les premiers bénéfices
nets est variable selon les cas. Tel sujet sera déjà amélioré
au bout de 15 jours, alors que tel autre devra patienter 2 ans. C'est pourquoi
le régime originel doit être essayé pendant au moins 2 ans.
Cependant, chez 90 % des individus, les effets favorables se font sentir rapidement,
dès les 3 premiers mois."
· Le régime ancestral fait-il systématiquement
maigrir et si oui, dans quelles proportions ?
"L'impact du changement nutritionnel sur le poids varie selon les personnes.
Selon mon expérience : 2 % grossissent, 20 % restent maigres, et 78 %
maigrissent. Dans la grande majorité des cas, l'amaigrissement n'est
pas inquiétant. Il fait souvent disparaître des kilos superflus.
Il est assez lent, au rythme d'1 à 2 kilos par mois. Lorsque 6 ou 7 kilos
ont été perdus, le poids se stabilise et va même souvent
remonter doucement à plus long terme.
Une fois sur 100, l'amaigrissement est sévère. Touchant des individus
souvent pas très gros au départ. Il est trop rapide et trop marqué.
Il convient d'arrêter la diététique pendant quelques semaines,
puis de la reprendre en procédant par étapes : d'abord exclusion
des laits animaux, puis des céréales mutées, enfin des
substances trop cuites